Deux ans en Polynésie

J’ai vécu deux ans en Polynésie française. Et pas n’importe où: à Moorea dans la Baie de Cook ! Une baie majestueuse fréquentée par de luxueux paquebots de croisière. Le matin, lorsque j’allais en bicyclette chercher ma baguette de pain à la boutique, je devinais l’activité à bord de ces navires qui me rappelaient que j’habitais dans une des plus belles et des plus fameuses baies du monde. A seulement 17km de Tahiti, Moorea se distingue par sa silhouette montagneuse caractéristique. Des montagnes où j’allais souvent me dégourdir les jambes et profiter du panorama offert par de nombreux points de vue sur l’intérieur de l’île et la côte. La forêt de Moorea est profonde et j’ai même failli m’y perdre !

Lorsqu’en fin de semaine, de nombreux habitants de Tahiti venaient chercher le calme à Moorea, moi je faisais le trajet inverse à la découverte de Tahiti. La traversée en bateau dure entre 1/2h et 1h. Une mini-croisière dont je ne ma lassais pas. Et le dimanche soir, quand les navettes faisaient le plein dans le sens du retour vers la grande ile, je retournais à ma quiétude dans la célèbre baie luxuriante.

Ces deux années ont été marquées par ma participation à des courses de pirogues, évènements sportifs majeurs en Polynésie. La préparation de ces courses nécessitait un entrainement régulier. Presque chaque soir, j’étais sur une pirogue avec mes coéquipiers à la recherche des sensations de glisse uniques procurées par ce sport très physique.

On croit trop souvent que la Polynésie est un pays de soleil. Mais c’est oublier que des pluies diluviennes peuvent parfois s’abattre sur ces iles tropicales, des grains courts mais intenses qui rendent toute sa vigueur à la végétation dense et omniprésente. Il arrive aussi que le ciel reste sombre et gris durant de longues journées. Mais lorsque le soleil refait son apparition revient, on redécouvre la beauté incroyable de ces paysages idylliques.

En Polynésie, il faut parfois se pincer pour être sûr qu’on ne rêve pas. Les paysages époustouflants de cartes postales, les couleurs du lagon, le parfum des fleurs, les mélodies de yukulele qu’on devine au loin le soir,… On croit rêver mais c’est bel et bien la réalité. Une réalité qui a aussi des côtés moins réjouissants mais la magie de ces iles n’est jamais très loin.

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